Revendications
Les terres passent avant l'argent
Charles Poulin
Le Journal de Montréal & Le Journal de Québec
05/11/2006 06h30
La divulgation par le Journal de Montréal de six documents historiques qu'on croyait disparus a fouetté les Hurons de Québec, hier, au point où ils réclament désormais de vastes étendues de terre.
Les documents en question datent de 1824 et indiquent que la nation huronne-wendate est propriétaire d'un territoire de 100 km carrés couvrant une grande partie de Sainte-Foy, Sillery, Loretteville et Vanier.
Les résidants de ces secteurs peuvent toutefois dormir tranquilles, semble-t-il. Les Hurons n'ont ni l'intention de bulldozer leurs demeures ni de les en expulser.
«Il faut être réaliste. Il n'est pas question d'exproprier les gens», assure le grand chef de la nation huronne, Max Gros-Louis.
Celui-ci a indiqué hier en entrevue à NTR et au Journal que son peuple souhaite être compensé par de nouvelles terres plutôt qu'avec de l'argent.
«L'argent, ça m'dérange pas trop, dit-il. L'argent, ça se dépense. Mais il y a certainement des terres qui nous intéressent. Dans le dossier que nous déposerons en mars, les revendications seront essentiellement territoriales. Pas du côté de Sillery, mais ailleurs.»
Sans préciser davantage quels territoires les Hurons entendent troquer en échange de Sillery, Sainte-Foy, Loretteville et Vanier, Max Gros-Louis laisse entendre qu'ils pourraient être situés au nord du territoire actuel de la ville de Québec ou dans la réserve faunique des Laurentides.
«Actuellement, le village huron est grand comme un carré de sable. Nous faisons face à des demandes de construction auxquelles nous ne pouvons pas répondre. C'est pour cela qu'il nous faut du territoire», explique-t-il.
Le chef Gros-Louis croit que les documents constitueront pour les Hurons un argument de poids lors des négociations avec le fédéral. «On essaie de négocier depuis le XVIIIe siècle, mais aujourd'hui, le gouvernement ne peut plus reculer comme il l'a fait avant.»
Intervention judiciaire
Max Gros-Louis affirme qu'il pourrait aller devant les tribunaux pour récupérer les documents originaux.
«On va s'asseoir avec le conseil de la nation huronne. S'il faut mettre des gens de la justice dans ça, on prendra les mesures nécessaires pour les récupérer», tranche-t-il.
«Si nous avions les originaux, ça serait beaucoup plus fort pour notre revendication. Ils ont disparu drôlement. Nous avions déjà commencé à faire des interventions judiciaires pour récupérer ces documents, mais on a perdu leur trace. Le monsieur qui a ça, c'est pour ça qu'il ne veut pas donner son nom, il sait très bien qu'il les a illégalement.»
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Les responsables de cette alliance qui profitera à l’ensemble des Premières Nations. Un premier centre financier autochtone à Wendake.
Les membres de la nation Huronne-Wendat ont fait voir le jour au premier centre financier autochtone du Québec à la suite d’une entente de partenariat signée entre RBC Banque royale et la Société de Crédit Commercial Autochtone (SOCCA). ]suite
lundi 15 août 2005, 18 h 24 .
La réserve faunique des Laurentides (archives)
Les Hurons-Wandate de la région de Québec comptent se construire de plus en plus de chalets dans le Parc des Laurentides. Le chef du conseil de bande, Max Gros-Louis a déclaré au journal Le Soleil que sa communauté a des droits sur ce territoire depuis le jugement de la Cour suprême du Canada sur le Traité Murray.
Il souhaiterait cependant que les Hurons s'entendent avec le gouvernement du Québec sur la manière de réglementer la construction de ces chalets. Quelques résidences de villégiature de Hurons sont déjà construites dans le Parc des Laurentides et le conseil de bande a reçu d'autres demandes de permis de construction.
Au ministère des Ressources naturelles, on indique que le Traité Murray n'est pas aussi clair que le prétend le chef Gros-Louis.
Projet d’hôtel-musée: La situation s’envenime
Par Jean Cazes le 31 janvier 2007
Source: Radio-Canada (Québec), 31 janvier 2007.
La situation s’envenime entre le chef Max Gros-Louis et le groupe de citoyens qui s’opposent au projet d’hôtel-musée à Wendake.
La récente déclaration du grand chef huron jette de l’huile sur le feu.
Max Gros-Louis menace d’ériger des barricades autour de la réserve si le gouvernement ne lui accorde pas des crédits supplémentaires pour l’embauche de nouveaux policiers autochtones et la construction d’un nouveau poste de police.
Bruno Théberge, porte-parole du groupe d’opposants, accuse le chef de vouloir prendre les voisins de Wendake en otage.
Il craint que le chef huron menace aussi de bloquer les routes si les gouvernements ne répondent pas favorablement à des demandes pour éponger un éventuel déficit du projet d’hôtel-musée.
Revendications
Les terres passent avant l'argent
Charles Poulin
Le Journal de Montréal & Le Journal de Québec
05/11/2006 06h30
La divulgation par le Journal de Montréal de six documents historiques qu'on croyait disparus a fouetté les Hurons de Québec, hier, au point où ils réclament désormais de vastes étendues de terre.
Les documents en question datent de 1824 et indiquent que la nation huronne-wendate est propriétaire d'un territoire de 100 km carrés couvrant une grande partie de Sainte-Foy, Sillery, Loretteville et Vanier. ]suite
Revendications
Espoir prudent au village huron
Sylvain Trépanier
Le Journal de Québec
05/11/2006 06h39
(http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2006/11/20061105-063903.html)
WENDAKE -- Les six précieux documents dont Le Journal de Montréal a retrouvé la trace ont donné de l'espoir aux résidants du village huron de Wendake, hier. ]suite